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B-
Particularités
techniques
1 –
Caractéristiques
La danse orientale
se réduit souvent pour un public profane au qualificatif “ danse du
ventre ”.
Même si la mobilité
de l’abdomen et du bassin restent spécifiques de cette danse – nous rappelons qu’à
l’origine, il s’agissait d’un rituel accompagnant la fécondité et
l’enfantement – elle ne saurait se
réduire à une zone anatomique.
Le chorégraphe
égyptien Zaza Hassan, pionnier en matière de danse orientale en France, souligne
l’importance de chaque articulation dans l’esthétique de la danse :
“ De la façon de
poser le pied, par exemple, dépend la légèreté ou la lourdeur d'un pas.
Qu'on attaque le sol par
la demi-pointe et le corps se hausse immédiatement, reflétant la force prise dans le sol.
De la cheville, qui
amortit les mouvements de jambe et les déplacements, et facteur
d'équilibre, dépend l'élégance
du mouvement.
Les genoux ont un
rôle capital dans tous les pas et spécialement dans les sauts. Ils
doivent presque toujours
rester souples. Dans les mouvements de bassin et de hanches, ils suivent l'onde du mouvement
, ce qui permet de donner plus d'ampleur.
Par leur position
naturelle, les hanches peuvent tourner, balancer de côté et d'autre
comme d'avant en arrière,
faire des mouvement onduleux de serpent.
De la même façon,
le buste peut plisser latéralement de droite à gauche et d'avant en
arrière à partit de la
taille, décrire des cercles, des “ huit ” horizontaux ou verticaux,
exécuter des torsions d'autre
part, le buste et les épaules déterminent la direction du corps pendant l'exécution d'un
mouvement donné.
Les bras ont un
rôle à la fois fonctionnel (équilibre, élan pour tourner) et décoratif.
Ils accompagnent,
harmonisent les mouvements du corps et le mettent en valeur.
Les mains suivent
ou conduisent les mouvements des bras, jouent avec les accessoires.
Elles ondulent,plissent,
tournent, frappent. Bref, elles dansent !
Les doigts
eux-mêmes ont une fonction qui remonte aux temps pharaoniques : ils
donnent le rythme en claquant
joyeusement ou en frappant les crotales l'une contre l'autre. ”Sur
: http://www.zazacentre.org/La_Danse_Orientale/Methode_Enseignement_ZAZA.html
La caractéristique
principale de la danse orientale reste
l’isolation
des différentes
parties du corps et la
mobilité du bassin, comme le placement et le jeu de jambes est
caractéristique de la danse classique. La
danseuse doit pouvoir mobiliser chaque segment, indépendamment les uns des autres : les
épaules ne bougent pas lors d’un tremblement du bassin, les hanches
restent statiques lors de
la rotation du buste… Seuls les bras peuvent continuer un mouvement afin d’en souligner
l’harmonie. Cette capacité à isoler chaque partie du corps exige
concentration et patience afin de
dégager toutes les subtilités du mouvement. Il s’agit d’ailleurs plus
d’une isolation
articulaire que musculaire pure.
J’ai tenté dans
cette partie d’analyser les mouvements du ventre et du bassin à partir
des différents groupes
musculaires mais cette classification est ardue ! En effet, les seules références dont je
disposais sont les testing musculaires proposés en myologie pour évaluer
un muscle déficient.
Ces tests permettent d’isoler le muscle sur un mouvement précis…qui a première vue ne
ressemblent en rien à de la danse !
J’ai donc procédé
par analogie en faisant correspondre les mouvements. Par exemple, les groupes de muscles
rotateurs externes et internes de la cuisse permettent par leur
alternance d’effectuer des
huit horizontaux avec le bassin. Ce travail de logique comporte
probablement des erreurs et je
m'en excuse par avance auprès des experts qui seraient amenés à lire ce mémoire.
Je manquais donc de
données relatant de manière plus précise la mobilisation musculaire dans l’effort sportif.
De plus, la danse, contrairement aux autres sports, ne recherche pas la performance
(Même
si ce terme est utilisé pour des démonstrations artistiques)
ni la puissance musculaire mais la maîtrise précise de chaque
geste pour
l’expression qu’ils dégagent. Bien sûr, cette précision est
nécessaire dans de nombreux sports, comme la gymnastique. Dans celle-ci,
le corps reste tonique
durant tout l’exercice. L’émotion ressentie dépend alors de la capacité
à accéder à des résultats
mesurables et de la décharge d’adrénaline qui accompagne l’action.Cf
à ce sujet N. Midol “ Le nouveau rapport de la danse et du sport dans
les années 1980 ” in “ Danse, le corps enjeu ”, Ed. PUF, 1992
Dans la danse,
l’émotion doit être contenue dans le mouvement même. Les pionniers de la danse moderne
tentent de se servir du mouvement pour transférer des concepts
esthétiques d’un individu à
l’autre. “ La danse est un absolu…Elle ne se met pas au service de
l’idée mais est une activité si
hautement organisée qu’elle peut produire l’idée ”. M. Graham
Cité par M. Ganne “ Les deux esthétiques des années 1930 ” in “ Danse,
le corps enjeu ”op.cit.
Le corps sert alors
d’instrument pour traduire l’esprit de la musique. Nous sommes bien loin
de la simplification
effectuée par certains, qui l’associent avant tout à une danse érotique.
Enfin, pour “
corser ” la recherche, nous rappelons que le travail musculaire
s’effectue selon deux type de
contraction25
:
-
La contraction
isométrique, où la tension musculaire augmente sans que le muscle
ne
raccourcisse. Il ne se produit alors aucun déplacement articulaire.
On retrouve probablement ce
type de contraction dans les tremblements.
-
La contraction
isotonique
se divise elle-même en deux catégories : la concentration
isotonique
concentrique, où le muscle se raccourcit ; et la contraction
isotonique
excentrique, où le muscle se contracte en s’allongeant. Ce type de
contraction donne
souvent des
douleurs le lendemain de l’effort (ex : courbatures des mollets
après avoir grimpé
une colline)
Cette particularité
des muscles de se contracter en s’étirant est importante pour la
coordination des mouvements
volontaires. Le jeu alternatif des contractions concentriques et
excentriques joue certainement
un rôle capital dans les mouvements de danse orientale, comme par
exemple les déplacements
latéraux des hanches. Les courbatures dans cette région sont d’ailleurs fréquentes après
les premiers cours de danse !
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